Les meilleurs sites pour trouver des missions en freelance

Femme sur un site de missions freelance

Que vous recherchiez à lancer votre propre activité en ligne, devenir micro-entrepreneur.e à plein temps, ou simplement vous offrir un petit complément de salaire chaque mois, les missions freelance sont une solution idéale pour trouver des projets rémunérés sur lesquels travailler.

Mais encore faut-il réussir à trouver des clients facilement.

Si il est bien sûr possible de démarcher ses potentiels clients un à un, le plus simple et le plus efficace quand on débute reste de passer par une plateforme de missions freelance qui vous mettra en contact avec des entreprises qui recherchent des travailleurs indépendants pour la  réalisation de projets.

Certaines plateformes, que nous vous présenterons plus en détail dans cet article, peuvent même vous fournir des services et outils très utiles dans votre activité d’indépendant en plus de vous mettre en avant auprès de potentiels clients.

Voici donc la liste des meilleures plateformes pour trouver des missions freelance en 2019.

Fiverr

C’est certainement l’une des plateformes les plus recommandées quand on débute en temps que freelance et que l’on cherche à trouver des missions rapidement et facilement.

Le concept de Fiverr est simple : les freelances y proposent selon leurs compétences plusieurs missions diverses et rapides dont le tarif commence à 5€.

Bien sûr, il ne s’agit que d’un minimum : le montant dépendra ensuite de la complexité des missions que vous proposerez.

Mais dans tous les cas, le but de Fiverr reste de participer à des projets ponctuels et d’utiliser votre talent pour mener à bien une grande variété de missions à court terme. Vous pouvez donc y gagner de l’argent rapidement tout en respectant vos envies, objectifs et disponibilités.

Que vous soyez graphistes, écrivains, spécialistes du marketing numérique, programmeurs ou autres, votre talent trouvera forcément sa place sur cette plateforme. C’est vous qui y construisez vos missions de A à Z.

99Designs

Pour tous les indépendants qui travaillent dans le milieu du design et du graphisme, 99design est l’une des meilleures plateformes sur lesquelles trouver des missions de qualité.

L’originalité de ce site est que sur 99Designs, chaque projet fonctionne en quelque sorte un appel d’offre. Le client publie un brief sur la plateforme, puis chaque designer planche sur le sujet et compose une proposition de prestation. Le client choisira ensuite la proposition qui lui plait le plus.

Les avantages principaux de de cette plateforme sont :

  • La flexibilité de ses services
  • Son aspect international qui vous permet de participer à de vrais projets pour des clients partout dans le monde
  • Son centre de ressources, qui aide les entrepreneurs à développer leur business en leur fournissant des conseils utiles sur le marketing, la fixation de tarifs, etc. ainsi que des kits d’outils, des tutoriels, des conseils pratiques ou interviews de designers professionnels.

Malt

Malt, anciennement Hopwork, est également une plateforme gratuite qui permet de mettre en lien des travailleurs indépendants et entreprises de toutes tailles pour des missions freelance ponctuelles.

À la différence des autres plateformes, sur Malt, ce n’est pas à vous de démarcher vos clients — ce sont les entreprises qui contactent les freelances en recherchant des profils via le moteur de recherche interne.

Une fois inscrits, vous n’avez donc plus à attendre, ce qui peut être un avantage ou un inconvénient selon l’attractivité de votre profil.

Pour se faire repérer, la stratégie est donc de compléter au maximum son profil en présentant de manière pertinente ses différentes expériences, diplômes, son portfolio, etc.

UpWork

L’un des principaux avantages d’UpWork, l’une des plateformes de missions freelance les plus connues, est que la rémunération y est souvent intéressante. Cependant, il peut être assez difficile de se faire remarquer lorsque l’on vient d’arriver sur la plateforme.

Sur UpWork, c’est à vous de postuler pour les missions qui vous intéressent. Et plus vous avez complété de missions, plus votre profil est visible et votre candidature mise en valeur.

Le site comporte également une sorte de chat qui permet aux freelances et aux entreprises d’échanger sur les missions et de tenir en quelque sorte des petits entretiens d’embauche.

Vous pouvez y trouver à la fois des missions à court terme ou à long terme, et être rémunérés soit à l’heure, soit au projet.

5 euros

Comme son nom l’indique, 5euros.com est une plateforme qui vous permet de proposer de nombreuses missions freelance simples et rapides au tarif plancher de 5€. Son fonctionnement est donc assez similaire à Fiverr, mais avec une optique moins internationale.

Et tout comme Fiverr, vous pouvez proposer des missions plus complète à des coûts bien plus élevés que le ticket d’entrée de 5€. Vous pouvez par exemple poster plusieurs « niveaux » de prestations, comme :

  • 5€ pour un logo de base
  • 12€ pour 3 déclinaisons de logo
  • 25€ pour 3 déclinaisons de logo + visuels réseaux sociaux

L’avantage de cette plateforme est que les petits tarifs sont forcément très attractifs pour les entreprises, et qu’il est donc assez simple d’y trouver des missions. En revanche, les projets seront forcément un peu moins qualitatifs.

PeoplePerHour

PeoplePerHour est une plateforme européenne de missions freelance assez populaire, avec des concurrents un peu moins féroces que sur les grands sites mondiaux. Elle est particulièrement populaire pour tous les projets liés au web.

Vous proposez ici vos missions avec une tarification à l’heure exclusivement. Le site est gratuit tant que vous ne dépassez pas 15 heures par mois : au delà de ça, vous devrez souscrire à une offre payante. Si votre objectif est de travailler à temps plein, le format gratuit sera donc forcément assez limité.

Augmentation de salaire : et si la solution était… la démission ?

un homme en train de signer une augmentation de salaire

Vous aimeriez gagner plus d’argent, vous sentez enfermés dans un salaire trop réduit par rapport à vos compétences ? Si votre objectif est de rester dans votre emploi actuel, vous devrez forcément envisager de demander une augmentation de salaire. Mais si cette option s’avère sans issue, une deuxième possibilité s’offre à vous : partir.

En France, depuis de nombreuses années, la stabilité de l’emploi est considérée comme le saint graal d’une carrière. Le CDI est érigé en modèle de réussite et d’accomplissement, à l’inverse du CDD ou de l’auto-entrepreunariat.

C’est un symbole de l’emploi « stable », qui évite que vos parents s’inquiètent de devoir vous aider à payer tes factures à la fin du mois.

Ces clichés qui nous font encore aujourd’hui la vie dure ne sont pas arrivés là par hasard. Il fut un temps ou travailler des dizaines voir des vingtaines d’années pour la même entreprise était un signe de réussite et de prospérité.

Est-ce toujours le cas aujourd’hui ? Il semblerait que la réponse soit non. Et que le meilleur moyen d’obtenir une augmentation de salaire soit… de partir.

 À quelle fréquence les français changent-ils d’entreprise ?

Aujourd’hui, les chiffres montrent qu’un jeune actif entrant sur le marché du travail changera en moyenne 4,5 fois d’entreprise au cours de sa carrière (c’est à dire sans compter les jobs étudiants ou les offres saisonnières).

Ce chiffre peut sembler faible ou non selon les préjugés et la vision de l’emploi de chacun. Il faut cependant noter que les nouvelles générations auront tendance à trouver ce nombre moins élevé que leurs aînés. Le marché de travail est en pleine évolution, et de plus en plus de jeunes actifs décident de changer régulièrement d’employeur, bien plus que n’auraient pu le faire leurs parents. Ce sont ceux que l’on appelle en anglais les “job-hoppers”, ceux qui « sautent » d’un emploi à l’autre.

L’augmentation de salaire n’est qu’une des nombreuses raisons pour lesquelles les jeunes actifs changent fréquemment d’emploi. Ce nombre est en constante augmentation, à l’heure ou le marché de l’emploi se diversifie et où de nouveaux emplois se créent en permanence (on estime que 85% des emplois de 2030 n’existent pas encore).

La montée en popularité des plateformes digitales de recherche d’emploi transforme également la donne (avec des nouvelles technologies et plateformes comme l’application Shapr). De plus, les changements ont tendance à être beaucoup plus fréquents en début de carrière. Normal : à cette période, les obligations familiales pèsent souvent moins lourd dans la balance.

Ce nombre devrait donc continuer à augmenter au fur et à mesure que le marché de l’emploi se transforme.

Augmentation de salaire : quels avantages à changer d’employeur ?

Selon une étude réalisée par Deloitte et Nomination, les cadres français changeraient en moyenne de poste ou d’entreprise au bout de quatre ans d’ancienneté.

La raison de ce changement ? Ils peuvent dès lors espérer une revalorisation salariale à hauteur de 10 à 15% d’augmentation brute en moyenne. Mieux encore : pour 25% d’entre eux, c’est une augmentation de salaire plus de 20% qui les attend là où l’herbe est plus verte.

Schéma augmentation de salaire cadres
Augmentation de salaire chez les cadres (2017)

Un pourcentage très attractif comparé aux taux actuels d’augmentation en interne. En 2017, la moyenne des augmentations de salaire en France était de 2,5% pour les cadres, contre 2,1% pour les non cadres. Sachant que tous les employés ne bénéficient pas d’une revalorisation annuelle, l’avantage d’aller voir ailleurs peut sembler conséquent. La meilleure façon d’obtenir une augmentation de salaire ou une promotion est donc… de chercher ailleurs.

Autre avantage indéniable : un développement des conséquences plus important pour les job-hoppers. En changeant de travail plus souvent, tu peux plus facilement diversifier tes compétences et renforcer ton expertise.

Changer de travail fréquemment : un signe d’instabilité ?

Changer de travail tous les deux à trois ans était auparavant considéré comme un mauvais signe sur son CV. Associé a des préjugés négatifs tels qu’une insatisfaction constante, un manque de compétences ou peut-être des problèmes récurrents au travail, l’employeur préférerait ne pas prendre de risque et choisir un candidat qu’il considère fidèle et stable.

Aujourd’hui, dans la plupart des cas, la donne a changé. Curieux d’apprendre sans cesse et de continuer à developper leurs compétences dans des environnements variés et nouveaux, les Millennials n’hésitent plus à quitter leur employeur à la recherche de nouvelles aventures. Bien loin d’un sentiment d’insatisfaction, ces changements sont le reflet d’une envie d’apprendre. Mais aussi d’une capacité indéniable à sortir de sa zone de confort.

En plus d’une possibilité d’augmentation de salaire plus importante, la capacité à maitriser de nouvelles compétences, de nouveaux logiciels et d’apprendre des méthodes de travail tant innovantes que variées sont devenues un avantage indéniable sur le marché du travail, en recherche constante de flexibilité.

À quelle fréquence devrais-je changer de job ?

Patty McCord, Chief Talent Officier chez Netflix, a récemment reconnu l’importance, selon elle, de changer de travail régulièrement, tous les 3 à 4 ans, afin de continuer à apprendre et à se developper tout en restant rentables pour l’entreprise.

Même si le sujet fait encore débat, de nombreux paramètres sont à prendre en compte avant de savoir si changer d’entreprise est une bonne décision pour votre avenir. Nous mettons en avant l’augmentation de salaire de manière générale, mais il n’existe pas de réponse universelle.

Gardez à l’esprit que changer tous les 6 mois sera forcément moins bien perçu que tous les 3 ans. Attention donc à ne pas tomber dans une fréquence de changement trop excessive. La dépense liée à l’embauche et à la formation de nouveaux employés étant conséquente, les entreprises seront sûrement plus réticente à prendre le risque.

De plus, si vous faites partie de ceux qui préfèrent changer régulièrement d’entreprise, sachez qu’il faudra avant tout être en mesure de justifier vos changements fréquents à votre employeur potentiel. Cela permettra justement d’éviter tout préjugé ou classification malencontreuse.

Quelles sont les motivations les plus fréquentes pour changer de travail ?

Nous l’avons vu : changer d’employeur fréquemment peut avoir des avantages indéniables en termes d’augmentation de salaire et d’avancement professionnel. Mais pas seulement : voici plusieurs raisons qui devraient vous convaincre d’aller voir ailleurs.

  • Vous êtes actuellement sous-payé.

Le risque de rester dans la même entreprise trop longtemps ? Voir les prix du marché changer sous notre nez. Et bien souvent, sans que cela ne se fasse ressentir sur notre fiche de paie.

Il arrive parfois que nous acceptions un poste à un salaire trop faible. Par exemple, jeune diplômé qui a accepté un premier emploi “à prix bradé” par peur du chômage.

Cette évolution des prix du marché est particulièrement vraie pour les professions dont les innovations ou les évolutions sont constantes tels que les métiers de l’informatique, de la programmation et développement web ou les nouveaux métiers du numérique.

Utilisez des outils tels que le Simulateur de Salaire de l’APEC. Ils vous permettront d’avoir une approximation du salaire que vous devriez toucher selon votre métier, votre expérience et vos diplômes. Lors de potentiels entretiens d’embauche, vous devriez également utiliser ces chiffres pour justifier vos prétentions salariales.

  • Quand le salaire est plus intéressant ailleurs… mais aussi les avantages.

Il ne faut pas oublier que le salaire n’est qu’une partie des bénéfices proposés lors de l’arrivée dans l’entreprise. Il est donc important de ne pas prendre ces prestations à la légère, et de savoir reconnaître leur importance.

Mutuelle, prévoyance, PEE, part de rémunération variable, place de parking, primes d’intéressement ou de participation… Un “package de rémunération” attractif peut entrainer de nombreux avantages et des économies à long terme. Connaitre sa valeur sur le marché et ne pas hésiter à entamer des négociations peut vous faire gagner beaucoup.

  • Votre poste actuel ne vous plait plus, mais vous restez par peur de l’instabilité.

Si vous ne vous sentez pas épanouis dans votre poste actuel, demande à échanger avec vos supérieurs hiérarchiques. Vous pourrez discuter ensemble des solutions envisageables pour votre futur dans l’entreprise. Sinon, il est l’heure de chercher ailleurs.

  • Si l’avenir semble bouché dans votre entreprise

Si à la question “où vous voyez-vous dans 2 ans”, vous frissonnez à l’idée de répondre “encore dans cette entreprise, à ce poste”, il est sûrement temps de passer à autre chose. De même, si le chemin d’évolution ne vous plait pas ou semble fermé, il est certainement temps d’oser le changement.

Pour prendre la meilleure décision pour votre avenir et votre carrière, n’hésitez donc pas à évaluer régulièrement votre valeur sur le marché du travail, ainsi que votre situation et stabilité financière.

En résumé

Si vous vous demandez si vous devriez changer d’emploi pour obtenir une augmentation de salaire, il n’y a pas de réponse universelle. Tout dépend de votre situation. Avez-vous déjà tenté de demander une augmentation ? Avez-vous des opportunités ailleurs ?

Dans tous les cas, vous devriez au moins faire la démarche de vous renseigner sur les opportunités de votre entreprise auprès de votre employeur actuel. Mais allez aussi encore plus loin en vous renseignant sur l’état actuel du marché dans votre branche. Votre salaire actuel est-il à la hauteur ? Pourriez-vous profiter d’un changement d’entreprise ?

Si vous n’êtes pas particulièrement attaché à votre job et que la proposition d’augmentation de salaire n’est pas au rendez-vous, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

 

Épargne salariale, intéressement, participation… les avantages de l’épargne d’entreprise

Avantages épargne salariale employeur CIC

L’épargne salariale fait partie des dispositifs financiers encore trop méconnus, en particulier chez les jeunes actifs. En dehors du versement potentiel de leur prime d’intéressement ou de participation, peu de salariés se penchent vraiment sur les points clés de cet investissement.

Pourtant, lorsqu’elles sont utilisées correctement, ces options d’épargne peuvent réellement vous rapporter de l’argent à terme. Il serait donc dommage de négliger ces avantages qui peuvent être un véritable “plus” à votre salaire.

Pour vous accompagner, découvrez ci-dessous tout ce qu’il faut savoir sur les avantages de l’épargne salariale employeur pour en profiter au mieux.

L’épargne salariale, qu’est-ce que c’est ?

L’épargne salariale est un système d’épargne mis en place dans certaines entreprises. Elle permet notamment aux salariés d’investir leurs primes afin d’augmenter leur épargne tout en bénéficiant d’avantages fiscaux très intéressants.

Votre épargne est alors construite principalement grâce au versement de vos primes de participation, d’intéressement et/ou par des versements volontaires.

Plus globalement, nous retrouvons 3 composants principaux de l’épargne salariale, que nous allons détailler ci-dessous :

  • Les primes de participation et d’intéressement
  • Les plans d’épargne salariale (PEE, PEI, PERCO)
  • L’achat d’actions ou l’attribution gratuite d’actions aux salariés

▶︎ La participation et l’intéressement

Si votre entreprise a mis en place un dispositif d’intéressement ou de participation aux résultats, grâce au système d’épargne salariale, elle peut alors verser à ses salariés une prime liée à la performance de l’entreprise (l’intéressement) ou correspondant à une part de ses bénéfices (la participation).

La participation est obligatoire à partir de 50 salariés, mais l’intéressement reste quant à lui facultatif. Le montant de la chacune de ces primes peut être réparti de manière uniforme, proportionnelle à votre salaire ou à votre temps de présence, ou une combinaison de plusieurs de ces critères. Cela dépendra de votre entreprise et des accords mis en place : n’hésitez donc pas à vous renseigner directement auprès de votre employeur pour plus d’informations.

Versement des primes & options d’épargne salariale

Lors du versement de la prime de participation ou d’intéressement, le salarié peut selon ses préférences :

  • Demander un versement direct, total ou partiel
  • Demander le dépôt de ces sommes sur un plan d’épargne salariale

 

En revanche, si vous demandez le versement direct, ces sommes seront alors soumises à l’impôt sur le revenu. Et c’est là tout l’avantage de l’épargne d’entreprise : en décidant de placer des sommes sur un PEE, un PEI ou un PERCO, vous êtes alors exonéré d’impôt sur le revenu. Un avantage non négligeable dont il peut être intéressant de profiter sauf en cas d’urgence financière.

La prime d’intéressement est systématiquement rendue immédiatement disponible, mais vous pouvez si vous le souhaitez choisir de la placer sur un plan d’épargne salariale.

Pour ce qui est de la participation, si vous souhaitez le versement immédiat des sommes, vous devrez en faire la demande sans quoi, à défaut, elles seront placées sur un plan d’épargne salariale et rendues indisponibles pendant 5 ans (sauf pour les cas de déblocages anticipés que nous verrons ci-dessous).

▶︎ Les différents plans d’épargne salariale (PEE, PEI, PERCO)

Les 3 dispositifs principaux d’épargne salariale sont les suivants :

 

Le Plan d’Épargne Entreprise

C’est la forme d’épargne salariale la plus utilisée en France. Le plan d’épargne entreprise (ou PEE) est un système d’épargne qui permet aux salariés de se constituer un portefeuille en actions, obligations ou en devises.

Si ce dispositif a été mis en place dans votre entreprise, il est alors disponible pour tous les employés, en dehors d’une ancienneté de minimum 3 mois qui peut être exigée.

Versements

Les versements sur votre PEE sont facultatifs, mais dans tous les cas, vous pouvez décider d’y placer vos primes d’intéressement et/ou de participation, les sommes d’autres plans d’épargnes salariales (hors Perco), les sommes provenants d’un compte épargne temps ou des versements volontaires de votre épargne personnelle.

En revanche, il faut avoir que les versements volontaires que vous effectuez sont plafonnés : vous ne pourrez pas y placer plus de 25% de votre rémunération annuelle brute.

Blocage des sommes

Les sommes investies dans votre PEE seront bloquées pendant au moins 5 ans. En revanche, certaines situations peuvent justifier un déblocage anticipé. Il s’agit entre autres de :

– Mariage ou Pacs
– Divorce ou séparation avec la garde d’au moins 1 enfant
– Naissance (ou adoption) d’un 3ème enfant
– Acquisition, construction, remise en état ou agrandissement d’une résidence principale
– Invalidité ou décès (vous ou votre époux.se)
– Rupture du contrat de travail
– Création ou reprise d’une entreprise
– Situation de surendettement

Dans la plupart de ces situations, vous devrez faire votre demande de déblocage anticipé dans les 6 mois suivant l’évènement, en dehors du décès, de l’invalidité, du surendettement ou de la rupture du contrat de travail. Dans ces cas-ci, la demande peut être faite à tout moment.

Au delà des 5 ans de blocage, vous pouvez évidemment conserver votre épargne. L’avantage est que vous pourrez continuer à profiter de sa fiscalité attractive tout en pouvant débloquer vos fonds à tout moment.

Fiscalité et avantages

Les sommes investies sur votre PEE (ainsi que les abondements de l’entreprise) sont exonérés d’impôts sur le revenu. Les revenus et plus-values générés par votre plan d’épargne restent quand à elles assujetties à la CSG et à la CRDS et aux prélèvements sociaux.

Abondement de l’entreprise

Dans certains cas (le dispositif étant facultatif), les versements que vous effectuez sur votre PEE peuvent être complétés par des contributions de l’entreprise : c’est ce qu’on appelle un abondement de l’employeur.

Par exemple, si votre employeur propose un abondement de 100% sur toutes vos versements, et que vous placez 1 000€ euros sur votre PEE, votre employeur y versera aussi 1 000€ (moins la CSG et CRDS). Vous aurez donc 1 903€ sur votre compte épargne.

En plus de cet avantage considérable, les sommes issues de l’abondement sont exonérées d’impôt sur le revenu, ainsi qu’exonérées d’impôt sur les plus-values (en dehors de la CSG / CRDS et prélèvements sociaux).

Dans tous les cas, l’abondement ne peut être au maximum que de trois fois le montant que vous avez versé (c’est à dire 300%), tout en restant plafonné à 3 178,56 € (ou 5 721,41 € si vous investissez dans des actions ou des certificats d’investissement émis par votre entreprise).

Le Plan d’Épargne Interentreprises

Le plan d’épargne entreprise peut également être mis en place au niveau de plusieurs entreprises qui n’appartiennent pas au même groupe. C’est alors ce qu’on appelle un PEI, ou Plan Épargne Interentreprises. Il s’agit donc tout simplement de la création d’un PEE commun à plusieurs entreprises. La différence avec le PEE est que les actions proposées ne comprennent pas celles des entreprises / employeur en question.

Le Plan d’Épargne pour la Retraite Collectif

Le plan d’épargne pour la retraite collectif (ou Perco) est un dispositif vous permettant d’épargner des sommes qui seront rendues indisponibles jusqu’à votre départ à la retraite (sauf en cas de déblocage exceptionnel). Il est donc prévu pour anticiper sereinement son départ de la vie active en se constituant une épargne à l’aide votre employeur sur des supports d’investissement.

Une fois à la retraite, les sommes disponibles vous seront versées ou forme de rente (ou dans certains cas sous forme de capital selon l’accord collectif).

Demander une augmentation : le template à remplir avant d’aller voir son boss

Deux personnes pendant un entretien pour demander une augmentation

Vous avez peur de vous lancer et d’enfin demander une augmentation à votre employeur ? La période des évaluation annuelles de performance arrive et vous souhaitez vous préparer au mieux pour aborder la question du salaire ?

Demander une augmentation est une conversation difficile à avoir pour beaucoup d’entre nous.

Pourtant, grâce à ce simple échange, vous avez l’opportunité d’augmenter vos revenus non seulement dans votre job actuel, mais aussi pour toutes les prochaines années à venir. Et ce serait vraiment dommage de se passer à côté d’une opportunité de gagner plus d’argent.

Une chose est sûre : la planification et la préparation sont essentielles lorsque vous demandez une augmentation. Vous devrez convaincre votre employeur que tout ce que vous apportez à l’entreprise vaut bien plus qu’une simple revalorisation annuelle.

Alors comment devriez vous aborder le sujet ? Et que pouvez-vous faire pour augmenter les chances d’obtenir un oui de votre boss ? Découvrez tous nos conseils ainsi qu’un template gratuit à remplir en fin d’article.

Rappelez vous qu’il est tout à fait normal de demander une augmentation

Ce n’est pas parce que vous pensez mériter une augmentation de salaire que votre boss se dira forcément que vous êtes pingre ou trop intéressé par l’argent.

Votre responsable a probablement déjà une certaine expérience avec la gestion d’employés. Elle sait très bien que vous n’êtes pas bénévole, et que vous travaillez pour de l’argent. Il est donc peu probable qu’elle vous juge négativement simplement car vous avez abordé le sujet de l’augmentation, d’autant plus si elle est méritée.

Ne vous privez donc surtout pas de demander seulement parce que vous avez peur. Sans oser demander, la situation restera forcément bloquée.

Et comme pour beaucoup de choses dans le monde professionnel, rien ne peut remplacer l’expérience. Cela est vrai aussi pour les négociations salariales.

La première fois où vous aurez à demander une augmentation sera probablement stressante. Mais plus les années passeront, plus vous aurez l’occasion d’avoir ce genre de conversations importantes avec votre employeur, et plus vous serez à l’aise.

En revanche, si vous envisagez de demander une augmentation de salaire prochainement, le plus important restera la préparation. Suivez les conseils ci-dessous pour anticiper au mieux votre entretien.

Les éléments clés pour demander une augmentation de salaire

Nous voulons tous une augmentation. Le problème, c’est que personne ne nous as jamais vraiment expliqué comment en obtenir une.

Comment faut-il aborder le sujet ? Que faut-il dire – ou ne pas dire – pour que votre boss accepte avec plaisir de renflouer un peu votre salaire ?

Dans tous les cas, vous n’avez pas besoin d’être un expert en négociation pour parvenir à décrocher une augmentation. Il suffit de connaitre les codes et outils nécessaires à utiliser pour éviter les erreurs et les faux-pas qui pourraient vous porter préjudice.

Deux femmes en train de se serrer la main

 Faites vos recherches à l’avance

Est-ce qu’il existe une technique infaillible pour être sûr que votre boss acceptera votre demande d’augmentation à tous les coups ? Malheureusement, non.

Mais un peu de préparation suffira à faire la différence. Avant de frapper à la porte de votre patron, assurez-vous d’avoir jeté un coup d’oeil à tous les éléments suivants :

  • La politique d’entreprise – certaines entreprises pratiquent des grilles de salaire en fonction de l’expérience ou des diplômes des employés afin de s’assurer d’un minimum d’équité.
  • La personne à qui vous adresser – quoi de pire que de dérouler tout votre speech et vos meilleurs arguments pour vous rendre compte que la personne à qui vous demandez n’est en réalité pas responsable de la question des augmentations salariales ?
  • La méthode de communication – demander une augmentation par mail sera probablement mal perçue dans la grande majorité des entreprises. Mais certaines boites ont probablement des process et des codes particuliers. Demandez discrètement à des collègues de confiance des informations sur le processus de revalorisation salariale.

Plus vous vous préparez, plus vous serez confiant. L’objectif est de ne pas vous laisser déstabiliser par des erreurs de planning ou de communication qui auraient pu facilement être évitées si vous vous étiez un minimum renseigné à l’avance.

 Mettez-vous à la place de votre boss

Si vous faites déjà très bien votre travail avec votre salaire actuel, pourquoi votre employeur devrait-il vous augmenter ? L’avantage est évident pour vous, mais que votre boss a-t-elle y gagner de son côté ?

Se poser ces questions est primordial pour s’assurer que votre demande soit suffisamment fondée.

Et si votre seul argument est que vous pouvez très bien démissionner si vous n’êtes pas augmentés, vous êtes loin d’être suffisamment préparé. La vérité est que vous êtes sûrement bien plus remplaçable que vous ne le pensez.

Lorsque vous vous approchez votre boss pour discuter d’une augmentation de salaire, vous devriez toujours avoir quelque chose de plus à offrir en échange d’un salaire plus élevé.

Peut-être que de nouvelles missions ou responsabilités vont vous être confiées. Ou peut-être que vous menez des projets à très forte valeur ajoutée pour l’entreprise. Dans tous les cas, vous devez avoir quelque chose à présenter.

Gardez également à l’esprit que vous plaindre ou vous lamenter sur votre sort n’apportera rien de plus, et pourrait au contraire vous faire perdre votre crédibilité.

 Faites une recherche sur les salaires dans votre domaine

C’est assez évident, mais il est important de le rappeler malgré tout.

Au moment de demander une augmentation, vous devriez avoir un chiffre ou une fourchette en tête. Mais vous ne pouvez pas définir vos prétentions salariales au hasard. Avant de passer la porte du bureau de votre boss, vous devriez au préalable avoir mené vos recherches.

Tout d’abord, déterminez quel est le salaire médian dans le domaine et le poste que vous occupez. Vous devriez aussi prendre en compte les facteurs qui peuvent influencer ce salaire, comme par exemple la zone géographique. Par exemple, les revenus moyens seront en général plus élevés à Paris qu’en province, en partie à cause du coût plus élevé de la vie.

Si vous pensez mériter une augmentation mais découvrez que êtes en réalité très bien payé par rapport au salaire moyen pour votre job, votre manière d’aborder le sujet ne sera pas le même que si vous étiez déjà sous-payés à la base.

Pour obtenir des informations assez précises sur les salaires pratiqués dans votre domaine d’activité – voire dans votre entreprise – utilisez des sites tels que Glassdoor ou le Simulateur de Salaire de l’APEC. LinkedIn vient également de lancer un calculateur de salaire très précis pour . connaître les salaires moyens de votre poste dans votre zone géographique… à la condition que vous acceptez de donner (de manière confidentielle) le votre.

Une capture d'écran du simulateur de salaire LinkedIn

 Sachez mettre en avant vos réussites

Bien que le teamwork soit un élément essentiel de la vie en entreprise, votre demande d’augmentation n’est pas le moment d’être humble.

Si à chaque fois que vous parlez avec votre employeur d’un projet que vous avez mené à bien ou d’un succès que vous avez atteint, vous répondez « oh vous savez ce n’était pas grand chose… puis c’est surtout grâce à Daniel qui m’a beaucoup aidé« … quelles seraient les raisons de vous augmenter ? Pourquoi mériteriez-vous une revalorisation si vous n’y êtes jamais pour rien ?

Prenez le temps de construire une liste des objectifs que vous avez atteints pour l’entreprise : les économies dont vous avez fait profiter votre société, les nouvelles procédures que vous avez mises en place et l’amélioration de la productivité qui a suivi, ou encore comment vos projets ont rendu le travail de votre service plus facile…

Le but est de démontrer à votre employeur en quoi vous avez contribué au delà de simplement faire votre travail, et avez constamment dépassé les attentes. Ce sont des arguments précieux pour appuyer votre demande.

 Demandez au bon moment

Quel est le meilleur moment pour demander une augmentation ? Si vous avez eu des réussites récemment ou avez été mis en valeur après un succès important : c’est le moment idéal ! La plupart des patrons reconnaîtront les avantages d’une récompense dans ces circonstances.

Mais malheureusement, l’inverse est également vrai. Vous êtes en retard pour l’un de vos plus gros projets ? Vous avez eu des pannes de réveils un peu trop fréquemment au cours des dernières semaines ? Demander une augmentation à ce moment n’est probablement pas la meilleure idée.

De la même manière, assurez-vous que vous ne fassiez pas votre demande à une période où votre boss croule déjà sous le travail, ou lorsque l’entreprise est dans une période cruciale.

Si votre responsable est déjà stressée, votre demande risque davantage d’être perçue comme un problème supplémentaire à gérer plutôt qu’un moment d’échange avec l’un de ses employés.

 Ayez un plan B

C’est probablement l’une des choses les plus importantes à prévoir avant de demander une augmentation : un plan B.

Pour le premier poste que j’ai occupé juste après mes études, j’avais accepté un salaire nettement en dessous du marché. Pour plusieurs raisons : la peur de ne rien trouver d’autre, des besoins financiers assez pressants et une méconnaissance des véritables salaires dans mon industrie.

J’avais pourtant essayé de négocier mon salaire lors du dernier entretien, mais la réponse était sans équivoque :

« Notre proposition s’inscrit dans notre politique salariale vis-à-vis des équipes existantes. Nous nous appuyons sur une grille salariale afin de nous assurer d’une équité interne et nous ne souhaitons pas en déroger ».

Au fond, je comprends parfaitement cet argument. C’est pourquoi j’ai accepté l’offre malgré tout. Mais comme pour tout travail sous payé, la rancoeur se fait assez vite ressentir…

Jusqu’au jour où, trois mois plus tard, je me suis faite démarcher par une autre entreprise. Avec un poste très attractif et une rémunération bien plus élevée (plus de 6,000€ de plus par an).

Deux semaines plus tard, je frappe donc au bureau de mon patron pour annoncer ma décision de quitter l’entreprise. Il me demande le salaire proposé par ma future nouvelle boîte, et à ma grande surprise, me dit qu’il accepterait avec plaisir de s’aligner sur cette offre. Ce qui revenait à une augmentation de salaire de plus de 21%, bien loin de la « grille salariale ».

Pour la petite histoire, j’ai malgré tout refusé cette conte proposition et changé de travail, sans regret.

Dans tous les cas, l’important, c’est que j’avais le choix. C’est ce qui fait toute la différence. Si j’étais simplement arrivée dans le bureau de mon boss sans plan B en demandant 21% d’augmentation sans raison, la réponse n’aurait très certainement pas été la même.

Si cette augmentation de salaire est cruciale pour vous, assurez-vous d’avoir un plan B solide.

Avec la bonne approche, obtenir une augmentation est loin d’être impossible

En supposant que votre employeur ait réellement le pouvoir de vous accorder une augmentation, il n’y a donc rien d’impossible.

Car une chose est sûre : la réponse est toujours « non » tant que vous n’avez pas demandé.

Si vous avez fait un bon travail, la plupart des patrons seront ravis de vous récompenser. Le tout est de se sentir à l’aise et confiant dans votre demande, et d’être prêts à avoir une réelle discussion et à vous remettre en question.

Téléchargez notre template gratuit et si possible, remplissez-le petit à petit au fur et à mesure de l’année afin d’être sûr de ne rien oublier, surtout si vos négociations n’ont lieu qu’une fois par an.