Une femme en train de faire ses courses au supermarché

9 techniques que les supermarchés utilisent pour nous faire dépenser plus

24 janvier 2019

Il y a une raison pour laquelle nous vous recommandons souvent de bien préparer votre liste de courses avant chacun de vos voyages au supermarché.

Chaque mètre carré des moyennes et grandes surfaces, du parking au ticket de caisse, est conçu pour vous faire dépenser plus d’argent et acheter plus que nécessaire.

On a tous connu ce scénario : devoir passer rapidement au supermarché pour une brique de lait… et repartir avec des chips, des céréales pour le petit déjeuner (elles étaient en promo !), deux entrecôtes, des Apéricubes et un paquet de chewing-gum. Et même si on essaie de se convaincre ensuite que ces achats nous seront au final utiles, reste qu’ils n’étaient pas prévus. Ce qui veux dire que c’est le supermarché qui a réussi sa mission de vous faire ouvrir votre portefeuille.

Même si on pourrait penser que les grandes surfaces ne sont construites que de simples étagères posées dans un grand entrepôt, elles sont en réalité très soigneusement conçues. Chaque détail, de la musique à l’emplacement précis des produits, sont spécifiquement choisis pour nous encourager à dépenser plus.

Pour devenir vraiment responsable de vos dépenses et économiser de l’argent la prochaine fois que vous vous rendrez au supermarché, découvrez ces astuces que les grandes surfaces utilisent pour nous faire toujours dépenser plus.

Jouer avec vos sens

Le rayon fromage dans un supermarchéContrairement à ce que l’on pourrait penser, l’aspect visuel n’est pas le seul de nos sens que les supermarchés mettent à profit pour nous encourager à ouvrir notre porte-feuille.

La plupart des grandes surfaces jouent en réalité avec nos 5 sens tout au long de notre parcours en magasin.

L’odeur du pain et des viennoiseries de la boulangerie (ma faiblesse personnelle est le saucisson…), les couleurs du rayon fruits & légumes, la musique soigneusement sélectionnée… Tout est articulé pour créer l’ambiance la plus propice à la consommation.

D’ailleurs, la manière dont les grandes surfaces sont éclairées n’a également rien du hasard.

La plupart mettent en avant un éclairage de « théâtre », c’est à dire que la lumière est mise au service de l’accentuation de certains produits pour attirer votre regard et mettre en valeur des offres et objets.

Les teintes peuvent d’ailleurs varier selon ce qui est mis en avant : l’éclairage au dessus du poisson sera souvent légèrement bleuté pour donner une impression de fraicheur, tandis que la lumière des fruits et légumes permettent de mettre les couleurs en avant en les rendant plus vives.

Rendre les comparaisons impossibles

Faire ses courses est rarement une partie de plaisir. Ce qui fait que souvent, quand la fatigue s’installe, on peut vite avoir tendance à choisir le premier item qui nous tombe sous la main sans réfléchir plutôt que de prendre le temps de comparer les prix.

C’est aussi pourquoi les supermarchés font en sorte de rendre la comparaison entre les produits particulièrement difficile. C’est notamment le cas avec les produits frais comme les fruits et légumes – vous trouverez des concombres emballés facturés au kilo, des concombres en vrac au prix affiché par pièce… et pas forcément placés les uns à côté des autres.

Assurez-vous de passer un peu de temps à calculer et comparer les prix avant d’acheter. Si la tâche des courses est vraiment une corvée pour vous ou que vous êtes trop pressés par le temps, choisissez plutôt de faire vos courses en ligne ou via un Drive. Vous pourrez plus facilement comparer les prix, et même trier et filtrer votre panier.

Donner l’impression que les lots sont toujours des bonnes affaires

Les supermarchés proposent de plus en plus de gros volumes à la vente. Et ils ont réussi à nous faire croire que l’achat de lots et formats familiaux ou XXL entraînent systématiquement des économies.

Par exemple, suivant cette logique, acheter un gros pot de crème serait plus intéressant que d’en prendre deux petits. Ce mythe est faux pour deux raisons :

  • Parfois, le prix au kilo est moins cher sur les petites unités que sur les lots et gros volumes. Il faut donc bien vérifier systématiquement, même pour tout ce qui est affiché « en promo »
  • Même quand un lot ou gros volume est moins cher au kilo, si c’est de la nourriture que vous n’allez pas consommer et ensuite jeter, vous ne faites pas des économies. Vous jetez simplement de l’argent par les fenêtres. Et en plus de perdre de l’argent, vous contribuez au gaspillage alimentaire. Prenez le temps de comparer le prix, et achetez seulement ce dont vous avez besoin.

Proposer des paniers et chariots de grande taille

Une femme dans un caddie de supermarchéDans beaucoup supermarchés, la taille des paniers et chariots a augmenté au cours des dernières années. Et c’est loin d’être un hasard. Plus le panier est gros, plus vous avez tendance à consommer.

Premièrement, en ayant un chariot ou caddie géant, vous pouvez acheter bien plus de produits avant d’atteindre la limite psychologique du « caddie plein » qui vous signale qu’il est sûrement temps d’arrêter.

Et à l’inverse, un panier à moitié vide donne également l’impression que votre boite d’oeuf et votre bouteille de lait se sentent terriblement seuls ; « autant en profiter pour prendre autre chose ».

Si vous devez passer au supermarché en express juste pour quelques articles, ne prenez pas de panier. N’achetez que ce que vous pouvez porter à deux mains. Et si vous vous y rendez pour vos couses hebdomadaires, préférez dans la mesure du possible le panier au caddie.

L’ « effet de dotation »

L’effet de dotation, ou « endowment effect » en anglais, est un phénomène selon lequel nous avons tendance à donner beaucoup plus de valeur à un bien ou un service lorsque celui-ci nous appartient.

Et pour jouer avec cet effet de dotation, les spécialistes du marketing font en sorte mettre les articles en valeur de manière à vous imaginer que vous possédez déjà le produit, et ce a quoi votre vie pourrait ressembler si vous l’aviez.

Par exemple, nous ne touchons pas les légumes seulement pour savoir si ils sont frais : les prendre en main à aussi un effet psychologique. Idem aussi pour les des affiches de vin rosé l’été, qui mettent en scène un groupe d’amis sirotant leur verre sur la plage. Vous imaginer en train de posséder un produit augmente les chances que vous l’achetiez.

Pour éviter ce piège, tenez-vous en à votre liste de courses. Vous aurez moins de risques de vous laisser distraire.

Placer stratégiquement certains produits côte-à-côte

Comme pour tout le reste, l’emplacement des produits dans les grandes surfaces n’est pas une question de hasard. Les supermarchés placent volontairement certains produits côte-à-côte de manière à vous encourager à acheter plus.

Certaines combinaisons sont « évidentes », comme le vin et les biscuits apéritif. Ou encore les soupes et les croûtons. Mais même si on peut aussi se dire que c’est plus pratique de les mettre côte-à-côte, cela reste un choix stratégique… Et ils sont d’ailleurs souvent mis en avant de manière (très) évidente. Ce qui fait que même si vous ne comptiez pas en acheter à la base, vous pouvez facilement vous laisser tenter.

Cacher certains produits pour vous faire parcourir un maximum de rayons

Ce n’est pas un hasard si des produits de base comme le lait, le pain et les œufs sont presque systématiquement placés loin de l’entrée dans un rayon complètement aléatoire.

Car il est plus avantageux pour les supermarchés de s’assurer que vous allez devoir passer devant des centaines d’autres produits et rayons pour y accéder… et potentiellement succomber à quelque chose d’autre en chemin.

La solution est ici aussi de rester concentré sur votre liste et sur de ce dont vous avez besoin, et rien de plus. Dépenser ne serait-ce que 15€ par semaine en achats impulsifs revient à plus de 750€ à l’année, que vous auriez sûrement préféré dépenser autrement…

Tout miser sur l’emplacement

L’une des stratégies les plus populaires pour nous faire dépenser au supermarché consiste à placer sur les étagères les articles à la marge la plus élevée au niveau des yeux, ou légèrement en dessous.

Les articles moins rentables (et souvent les moins chers) et les aliments de marque de supermarché à petit prix seront donc positionnés bien plus haut que le niveau des yeux, ou bien plus bas.

On sait également que certaines chaînes de supermarchés font payer aux fournisseurs un prix « premium » pour pouvoir exposer leurs marchandises aux endroits plus attrayants du magasin.

Pour ne pas vous laisser influencer, soyez le plus précis possible dans votre liste de courses. Si vous n’avez pas besoin d’une marque précise mais que la marque de distributeur vous suffit amplement, notez-le.

Vous encourager à prendre des articles en plus une fois en caisse

L’endroit le plus évident utilisé par les magasins pour vous inciter à faire des dépenses imprévues est la caisse.

Entre les chewing-gums, friandises, boissons fraiches et magazines tape-à-l’oeil, il y a de grandes chances de vous laisser tenter une fois votre séance (épuisante) de courses derrière vous.

Une autre façon de vous tenter est grâce à ce qu’on appelle la taxe « flemme » : si vous avez soif une fois vos courses terminées, entre piocher une bouteille de 50cl de Coca dans les frigos habillement placés en caisse ou faire à nouveau tout le tour du magasin pour acheter une version 2L deux fois moins cher (et bien plus grande), les chances sont grandes que vous craquiez.

C’est pour ça que vous devriez éviter au maximum de faire les courses le ventre vide, ou lorsque vous êtes particulièrement fatigués. Vous aurez moins de risques de vous jeter sur les friandises réconfortantes près des caisses.

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