AccueilCarrièreLe Top 6 des erreurs que font les nouveaux freelances

Le Top 6 des erreurs que font les nouveaux freelances

Si de nombreux freelances ont réussi à se lancer et voler rapidement de leurs propres ailes, beaucoup d’autres ont seulement trempé leur orteil dans l’eau avant de se dire que le micro-entreprenariat n’était sûrement pas pour eux.

Il est vrai que pour certain, rester salarié est certainement la meilleure solution. La vie de freelance n’est pas faite pour tout le monde, et le salariat a indéniablement des avantages considérables. Mais pour d’autres, à qui le modèle entrepreneurial correspond beaucoup plus, ce sont souvent de simples erreurs qui mettent un frein prématuré à leur activité d’indépendants.

Car devenir freelance, ça se prépare. Avec un peu de planification et de prise de perspective, vous pouvez éviter la plupart des erreurs classiques (ou du moins limiter leurs conséquences) et vous préparer doucement au succès qui vous attend.

  1. Se lancer sans avoir mis de côté

    Nous ne parlons pas ici forcément du capital à investir dans votre nouvelle activité (aujourd’hui, comme le présente Chris Guillebeau dans 100€ Pour Lancer Son Business, beaucoup d’activités sont désormais facilement accessibles sans avoir à débourser toutes ses économies).

    Il s’agit plutôt de se préparer à votre nouvelle vie sans véritable salaire fixe.

    La plupart des experts financiers vous diront que vous avez besoin de trois à six mois de dépenses mises de côté dans un fonds d’urgence, que vous comptiez devenir auto-entrepreneur ou non. Mais avec ce coussin de sécurité, en devenant freelance, il sera plus facile pour vous de vous concentrer sur le développement de votre nouvelle activité sans avoir à vous demander si vous pourrez payer votre loyer à la fin du mois.

    Pensez également à bien anticiper et planifier les dépenses susceptibles de survenir au cours des premiers mois de votre nouvelle activité.

  2. Ne pas partir avec des objectifs clairs

    De quoi avez-vous besoin pour lancer votre nouvelle carrière de freelance ? C’est une question plus complexe qu’il n’y paraît, et une à laquelle vous seul pouvez répondre.

    Avez-vous besoin d’un salaire au moins équivalent à celui que vous touchiez en temps que salarié afin de conserver votre confort de vie ? Préférez-vous l’indépendance, des horaires flexibles, la capacité de décider avec quels clients vous allez travailler ?

    Il n’existe pas de réponse préformatée : le but est de déterminer ce dont vous avez besoin.

    Déterminez vos objectifs, écrivez-les (par exemple, à l’intérieur d’un business plan), puis définissez un calendrier afin de savoir à quelle date vous souhaiteriez avoir atteint chacun d’entre eux. Revenez sur vos notes régulièrement pour vous assurer qu’elles sont toujours d’actualité et que vous prenez bien chacune de vos décisions avec des objectifs clairs en tête.

  3. Se lancer trop tôt

    Le mythe de l’entrepreneur à succès qui a décidé de tout lâcher du jour au lendemain pour lancer sa propre activité est bien souvent exactement cela : un mythe.

    Même si certains l’ont sûrement fait, ce modèle est loin d’être le plus répandu. Beaucoup de freelances démarrent petit à petit, en conservant dans un premier temps leur travail à temps plein le temps de définir le coeur de leur activité et de développer leur network, mais aussi le temps de faire des erreurs et de pouvoir les réparer sans stress.

    C’est aussi un avantage financier considérable : vous pourrez pendant quelques mois mettre de côté les revenus de votre activité de micro-entrepreneur tout en conservant votre salaire habituel.

  4. Fixer des prix trop bas (ou trop élevés)

    Définir les prix de vos services et prestations peut être difficile, surtout s’il s’agit de votre première activité.

    En facturant trop cher, vous prenez le risque de vous éloigner de la réalité du marché et de voir votre potentiel d’activité réduit. En ne facturant pas assez cher et en bradant vos services, vous ternissez votre image (voir même effrayez des clients potentiels) tout en devant gérer des propositions qui ne correspondent pas vraiment à la qualité de travail que vous souhaitez fournir.

    Fixer le prix d’un produit est en général plus simple que de définir celui d’un service. Dans tous les cas, pas de recette miracle : tout dépendra de votre situation, domaine d’activité, expérience…

    Si vous démarrez une activité libérable, il est important de fixer vos tarifs de telle manière que votre rémunération d’entrepreneur soit au moins identique ou supérieure à votre salaire d’employé. Dans tous les cas, il faudra bien prendre en compte la partie cachée de l’iceberg, c’est-à-dire tous les frais associés à votre statut d’indépendant : assurance maladie, cotisations de retraite, congés payés, équipements et fournitures de bureau… Pour. vous aiguiller, il existe certains calculateurs en ligne comme l’outil de Shine pouvant vous aider à calculer votre taux journalier moyen.

    Enfin, au fur et à mesure que votre activité se développe et que votre réputation grandit, n’ayez pas peur de réviser vos tarifs. Au même titre qu’une augmentation ou une promotion peut être méritée en tant que salarié, vous évoluez et gagnez de l’expérience qui peuvent parfaitement justifier une petite augmentation à la hausse.

  5. Être trop laxiste sur les contrats

    En tant que nouveau freelance, il est facile de se laisser impressionner par ses clients et de ne pas oser insister sur les aspects administratifs de votre collaboration. Par peur d’être trop lourd et de voir une opportunité nous passer sous le nez, on peut avoir tendance à se précipiter quitte à laisser de côté des éléments cruciaux.

    Pourtant, créer systématiquement des devis et contrats clairs et précis est indispensable.

    En plus de vous protéger en spécifiant des modalités de paiement et pénalités de retard, le contrat de travail permet de définir clairement les attentes des deux côtés, en assurant une collaboration honnête sans mauvaise surprise sur le long terme.

  6. Choisir les mauvais clients

    Il est (très) facile de tomber dans le piège d’accepter de nouveaux clients qui ne correspondent pas vraiment à nos envies ou à nos attentes.

    Certes, chaque client potentiel est une opportunité de revenu. Mais si c’est pour travailler plus longtemps pour une activité qui vous rend malheureux, vous vous empêchez de progresser tout en perdant du temps précieux que vous pourriez allouer à la recherche de clients qui correspondent vraiment à vos attentes.

    Pour éviter de plonger dans des relations nocives, prenez vraiment le temps d’échanger avec vos clients potentiels. Rappelez-vous, rencontrer un prospect est un processus à double sens… c’est-à-dire qu’il ne s’agit pas seulement de décider si vous êtes la bonne personne pour la mission proposée, mais aussi de décider si la mission aide à votre épanouissement personnel ou professionnel.

Articles Similaires

Deux personnes pendant un entretien pour augmentation

Demander une augmentation : le template à remplir avant d’aller voir son boss

Vous avez peur de vous lancer et d’enfin demander une augmentation à votre employeur ?…

Lire la suite
Femme en entretien d'embauche

Les 9 phrases à ne jamais prononcer lors d’un entretien d’embauche

Il y a certaines choses qu’il vaut mieux ne pas dire à notre employeur potentiel…

Lire la suite
Répondre à la question des défauts en entretien d'embauche

Défauts en entretien d’embauche : comment bien les présenter ? (avec exemples)

Pendant un entretien d’embauche, il est assez fréquent pour les recruteurs de demander au candidat…

Lire la suite

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *